La foi s’épanouit au Burkina Faso

Nous avons connu le frère Felix l’an dernier sur les routes du chemin Saint-Antoine de Brive à Padoue. Cet été, il est parti au Burkina Faso où la terre brûle de rouge et la foi s’épanouit. Voici son témoignage.
11 Octobre 2026 | par

Cet été, j’ai eu la chance de pouvoir rendre visite aux frères au Burkina Faso pendant six semaines. À mon arrivée à l’aéroport de ce pays situé au sud du Sahara, ma première impression a été : ici, tout m’est étranger – les odeurs, le climat torride, la couleur rouge feu de la terre. Et pourtant, je me suis immédiatement senti chez moi dès que je suis arrivé au couvent. Être frère est la même chose ici ou ailleurs !
La première chose qui frappe dans la société burkinabè, c’est que les gens sont tous très jeunes. Partout, des enfants courent dans la rue, et d’une manière générale, on sent dans le pays que c’est le printemps – le printemps au sens d’un pays qui grandit, qui s’épanouit, qui rêve d’un avenir meilleur. On le ressent également au couvent. Il y a beaucoup de jeunes qui souhaitent devenir frères, et on parle de fonder de nouvelles maisons. Dans le sillage de cette croissance, j’ai eu la grande joie de participer à l’ordination sacerdotale de deux de mes confrères. Quelques jours plus tard, la première messe des deux prêtres fraîchement ordonnés a été célébrée dans leurs villages d’origine respectifs. Tous deux étaient originaires de régions rurales, loin des routes principales goudronnées. Le fait que l’un d’entre eux ait été ordonné prêtre a été une immense fête pour ces villages. C’est ainsi que, en signe d’honneur, les prêtres fraîchement ordonnés furent portés sur le dos de jeunes hommes en procession jusqu’à leur village après la messe. Cette scène m’a beaucoup rappelé l’entrée de Jésus à Jérusalem !

La pluie source de vie
Un autre aspect qui m’a beaucoup impressionné, c’est le paysage : même ce paysage aride, qui semble très rude en raison de la longue saison sèche, redevient fertile une fois par an grâce à la saison des pluies – et l’eau devient ainsi, de toute évidence, source de vie pour cette terre !
C’est pourquoi l’agriculture ne peut être pratiquée que pendant la saison des pluies. À cette période, tout le monde met la main à la pâte pour semer – nous, les frères, y compris. Fendre la terre de ses propres mains et y semer la graine m’a démontré que, tout comme la savane aride explose littéralement après la première pluie, la foi grandit et s’épanouit ici aussi. C’est notamment grâce à quelques frères italiens et polonais qui, depuis 25 ans, ont tout laissé derrière eux et ont pris ce pays et sa culture à cœur et suivent le Christ au Burkina Faso sur les traces de saint François. À eux, et à ce peuple accueillant : Barka (Merci) ! 

Updated on 11 Octobre 2026
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