Les fruits de l’amour

01 Janvier 1900 | par

Le temps de Pâques que nous venons de vivre a été un temps fort pour la foi. Il se prolonge, ce mois-ci, avec la Pentecôte et des fêtes importantes : Jean-Baptiste, Pierre et Paul, Antoine de Padoue... Mais ces temps, précieux pour les croyants, ne le sont pas pour tous ceux que nous rencontrons et dont l’indifférence nous peine...

La foi serait-elle une opinion, que l’on peut prendre ou laisser ; une idéologie dont il faut se méfier, et non pas la lumière qui éclaire notre route ? La conviction dont saint Antoine nous a laissé l’exemple par son enseignement et son dévouement demeurent un témoignage extraordinaire pour notre foi souvent défaillante et pour notre monde en quête de sens.

Saint Antoine fait retrouver les objets perdus, et surtout la foi et... l’amour.

Sur l’amour, Antoine nous livre des pages merveilleuses qui introduisent (p. 23) les projets Caritas que nous vous présentons cette année. Un amour à la mesure de celui du Christ, sans limites, ouvert à tous, soucieux de gestes concrets envers des nécessiteux bien précis : les malades du sida en Afrique et au Brésil.

Le malheur qui frappe ces malades - et surtout les enfants, orphelins de jeunes parents victimes du sida ou eux-mêmes séropositifs - plus que dans tous les autres pays du monde, n’est pas une fatalité : il est dû aux mauvaises conditions d’hygiène et de vie, au manque de moyens, d’hôpitaux, de médicaments et de personnel soignant, permettant de limiter la contagion, et de guérir.

Le Messager et tous les membres de la Famille antonienne ont décidé d’aider ces populations pour les faire revivre et survivre. Pour eux, nous construirons, avec la collaboration de diocèses, de gouvernements et d’autres associations humanitaires, des hôpitaux, des centres d’accueil et des villages pour orphelins, au Mozambique, en Zambie et au Brésil (Santo André, São Paolo).

Les projets présentés dans ce numéro sont un premier pas vers la solution des problèmes des pays pauvres, car si le rôle de la charité est de combler les vides créés par la mauvaise distribution des richesses de la terre, celui de la justice est de transformer ces initiatives en structures permanentes permettant d’élever définitivement le niveau de vie de ces populations.

Ils sont aussi dans la droite ligne de la spiritualité de saint Antoine pour qui la charité est un jardin dont les fruits nourrissent le Christ lui-même, selon ses propres paroles :  J’avais faim et vous m’avez donné à manger... j’étais malade et vous m’avez visité...  (cf. Mt 25, 35).

 

Updated on 06 Octobre 2016