Soyons attentifs aux signes de la naissance de Jésus

16 Novembre 2009 | par

Noël est une fête de joie qui nous est révélée par le récit de la Nativité dans l’évangile de saint Luc. Saint Antoine insiste sur la valeur de certains signes d’apparence minime mais qui nous en apprennent beaucoup sur Jésus. Voici ce qu’il écrit :



« Un signe nous est donné pour trouver cette joie, quand le texte ajoute : Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. Dans ce passage sont soulignées deux choses : l’humilité et la pauvreté. Heureux celui qui aura reçu ce signe sur son front et sur ses mains, c’est-à-dire dans ses paroles et dans ses œuvres. Que signifient ces paroles : Vous trouverez un nouveau-né, sinon : vous trouverez la sagesse qui balbutie, la puissance devenue faible, la majesté qui s’abaisse, l’immense devenu petit, le riche fait petit pauvre, celui qui préside aux anges gisant dans une étable… celui qui n’a pas de limites, couché dans une étroite mangeoire ? »



Relevons certains mots. D’abord les langes et la mangeoire. Pour Antoine ce ne sont pas des détails anecdotiques et purement matériels. Ils sont signe de l’humilité et de la pauvreté de l’Enfant-Dieu ; ils font partie de la Révélation elle-même. Et Antoine, toujours attentif à la vie morale, nous dit de faire passer l’humilité et la pauvreté dans nos paroles et nos actes.



Et le docteur Antoine met en avant le nom même de “nouveau-né”. Pour lui ce n’est pas seulement un enfant qui vient de naître, c’est « la puissance devenue faible… l’immense devenu petit… » On pense à saint Paul : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Cor 12, 10). 



Ainsi saint Antoine, en nous parlant de la joie de Noël, nous plonge au cœur de l’Incarnation et de la Rédemption : le Christ, par sa naissance, nous annonce déjà le Salut par le sacrifice de sa vie, lui qui se dépouille pour nous « enrichir de sa pauvreté ».



 

Updated on 06 Octobre 2016